Tristan et la Ville
Tristan avait devant lui, aussi loin que portait le regard, l’étendue infinie de la ville. Sous le soleil couchant, les lumières de la cité s’allumaient, une à une. Les néons multicolores, les phares rouges et blancs des voitures, la froide lumière des lampadaires plongeaient de toute part dans la ville sur les citadins pressés de rentrer chez eux. Leurs voitures, leurs bus et leurs camions crachaient leur fumée en vrombissant, et de là où Tristan était, il pouvait entendre la ville toute entière. Les klaxons les plus lointains parvenaient jusqu’à ces oreilles, et chaque soir il s’asseyait à cette terrasse pour entendre ce coeur battant, ce bruit infini, grave, que la plupart des citadins n’entendait plus.
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